Ma semaine d'escapade m'a permis de réaliser à quel point j'avais besoin de répit.

Il est épuisant moralement de toujours penser aux autres, de se priver de relations sociales, de préparer les journées de rééducation ou d'enseignement....

J'ai pu redécouvrir de petits bonheurs simples tels que le plaisir de chanter à tue-tête même si on chante faux, celui de danser sans soucis. Tout cela est impossible avec Augustin. 

Certes ce n'est pas vital, mais cela un bien fou de s'amuser ainsi.

Un jour, après un bel effort en randonnée, j'ai senti les larmes monter, mais je les ai vite refoulées. L'impression d'exister enfin, de vivre pleinement, m'a submergée. L'effort m'a libérée des tensions accumulées pendant des années. J'étais euphorique, ravie d'avoir réussi à me dépasser, grâce au soutien des copains et copines de rando. 

De retour à la maison, je suis heureuse de retrouver ma petite famille atypique. Le Papa a très bien géré mon absence. Augustin et lui ont su s'organiser.

Je me sens d'attaque pour poursuivre notre route. Cette semaine de répit a été l'occasion de recharger mes batteries. J'ai retrouvé de la motivation et des idées pour continuer à faire progresser Augustin. 

Je m'accorderai cette petite parenthèse chaque année.