Le blog d'Augustin, champion des progrès

14 mai 2012

Apprendre après la scolarité obligatoire

Suite à une récente discussion  avec une amie que nous apprécions énormément et qui compte beaucoup pour nous, nous avons dû approfondir certaines réflexions quant à l'avenir d'Augustin.

D'abord la scolarité :

Augustin aime beaucoup certaines matières scolaires : SVT, physique-chimie, histoire-géo.

Ce sont des matières qui l'intéressent et qu'il comprend bien.

Après quelques discussions avec le Papa et Augustin, nous pensons que lorsqu'il aura terminé sa scolarité obligatoire, il continuera de suivre les cours du CNED pour ces matières, juste pour le plaisir d'apprendre sur des sujets qui l'intéressent. J'ai déjà téléchargé leur contenu sur le site "académie en ligne". Ainsi il pourra étudier à son rythme, sans avoir de devoirs à rendre.

Nous ne prendrons pas les autres cours.


L'enseignant des langues est nettement plus motivant sur les supports informatiques et Augustin doit poursuivre l'allemand afin de discuter avec son beau-frère.

En français le mieux est d'intensifier le plaisir de la lecture et d'utiliser les situations de la vie quotidienne pour réviser la grammaire, l'orthographe, la conjugaison, quitte à faire quelques exercices de révision sur des points précis si besoin. Quant aux maths, ce qui est utile est essentiellement le raisonnement et cela s'exerce avec des jeux, du bricolage....

J'ai connu trop de jeunes qui découragés par certaines matières trop difficiles ont fini par délaisser les matières qu'ils aimaient et sont devenus illettrés par la suite.

S'il s'avérait qu'Augustin souhaite reprendre officiellement ses études ou suivre des cours pour adultes plus tard, il n'aura pas perdu ses bases. Il aura gardé le plaisir d'apprendre et sera cultivé.

Cette culture pourra aussi l'aider à trouver des activités sociales (comme mon beau-frère qui fait partie d'un club de paléonthologie et participe régulièrement à des sorties). Il est nettement plus facile de trouver un club nature ou histoire, qu'un club "monster-trucks" ou "nascar" ses passions du moment.


Pourquoi ne pas l'inscrire directement aux cours de seconde afin qu'il poursuive sa scolarité ?

Pour les raisons évoquées ci-dessus. Inutile d'insister sur des matières qu'il n'apprécie pas car il ne les comprend pas, inutile de le dégoûter de tout apprentissage.

Pourquoi ne pas l'inscrire dans un lycée professionnel ou technologique ?

Parce qu'il ne veut plus fréquenter d'établissement scolaire étant bien plus heureux à la maison (et j'avoue que moi-même je n'ai pas spécialement envie de recommencer tout le parcours du combattant).




 

 

 

 

 

 

 

 

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04 mai 2012

nouvel apprentissage : le braille

Depuis quelques jours nous commençons à apprendre le braille.

C'est un excellent moyen de développer le sens du toucher, l'attention, la concentration, la mémoire kinesthésique, la mémoire de travail et même la symétrie lorsque nous en serons à l'écriture du braille avec un stylet.

J'ai modifié quelques briques de légo afin de ne garder que les reliefs correspondants aux lettres.

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Ainsi Augustin peut lire quelques mots les yeux cachés. J'ai trouvé beaucoup d'idées et d'informations sur le site "enfant aveugle".

Nous utilisons la progression proposée ici. Augustin connaît maintenant les lettres de la première série.

Nous avons imprimé des fiches avec des cadres numérotés afin de pouvoir nous exercer à lire et composer quelques mots. 

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Augustin lit puis vérifie en plaçant les légos au-dessus des cases.

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Lorsque nous connaîtrons tout l'alphabet, je commanderai le nécessaire pour réellement écrire en braille. Cela nous fera travailler la symétrie puisque l'écriture braille se fait de droite à gauche en enfonçant le papier avec un stylet (ce qui permet d'obtenir les points en relief qui sont lus de gauche à droite). Augustin en a compris le principe lorsque je lui ai fait "imprimer" les légos dans une fine couche de pâte à modeler.

Pourquoi avoir choisi d'apprendre le braille ?

Plusieurs raisons à cela : 

- Augustin est amblyope et je pense qu'il est préférable d'apprendre le braille pour le cas où il perdrait un jour la vue de son bon oeil (tout en espérant qu'il n'en aura jamais besoin).

- C'est un moyen de découvrir une autre forme d'écriture, un autre handicap (et c'est plus facile que la langue des signes).

- C'est aussi un jeu de code beaucoup plus utile que les simples jeux qu'on peut trouver dans les magasines, les revues pour enfants.

- Comme je l'ai noté au début de ce message, cela fait travailler beaucoup de capacités.

 

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02 mai 2012

Allemagne

Nous venons de passer quelques jours en Allemagne, où nous avons eu un temps magnifique (même trop chaud le samedi). 

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Augustin a utilisé un mélange d'allemand, d'anglais et de français pour communiquer avec son "beau-frère". Cela conforte notre choix de poursuivre l'apprentissage des langues malgré la difficulté.

Les villes de ce lander sont vraiment très belles, très colorées et verdoyantes.

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Les maisons sont souvent peintes de couleurs vives.

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Il y a des pistes cyclables de partout, même en rase campagne. 

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 Pour l'instant nous n'avons visité que cette région d'Allemagne, mais nous l'apprécions beaucoup.

Pour finir, une petite photo d'Augustin pendant le trajet retour (un peu caché par le chien) avec son cadeau souvenir de ce séjour. Vous avez trouvé ?

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Il s'agit bien sûr d'une casquette de Formule 1 "signée" Sebastian Vettel (pilote allemand, champion du monde 2011).


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15 avril 2012

chez nous les vacances c'est quand on veut

Les vacances scolaires : la ruée vers ..... la neige, la mer.... Tous ensemble !

Pour nous, c'est quand on veut, quand les autres sont à l'école, que les routes sont dégagées...

Nous sommes partis quelques jours en Belgique fin mars. C'était super ! Personne sur l'autoroute. 

Cette photo vient du site tripadvisor car malheureusement j'ai fait une mauvaise manipulation sur notre appareil et toutes les photos que nous avions prises lors de ce séjour ont été effacées, avant que je les charge sur l'ordinateur.

Il faisait très beau et nous avons beaucoup apprécié la très belle ville de Ypres, chargée d'histoire notamment par rapport à la première guerre mondiale.

Augustin était content de revoir sa soeur et son "beau-frère".

Nous partirons prochainement en Allemagne.

En attendant Augustin a bénéficié de 5 jours sans école à la maison puisque j'avais un stage pendant le grand week-end de Pâques. 

Cette semaine nous avons repris les cours mais nous réservons du temps pour aller voir en forêt où en est l'évolution des tétards.

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 Augustin aime bien regarder la faune qui peuple certaines flaques (tritons, crapauds, grenouilles).

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Nous avons aussi écouté le bruit des fourmis.


son des fourmis

C'est incroyable comme on peut entendre une fourmilière en pleine activité (sur la vidéo celà ne s'entend pas énormément, mais faites le test, approchez-vous d'une fourmilière et écoutez).

Cette semaine encore, nous avons lu un roman présenté comme une pièce de théâtre.

Nous l'avons lu à deux voix. C'est un moment de détente qu'Augustin apprécie de plus en plus. Cela permet une coupure entre deux activités scolaires. Nous allons commencer un autre livre de cette collection.

Seul le premier était écrit comme une pièce de théatre. Les autres sont vraiment des romans. Nous avions découvert cet auteur grâce au CNED avec le livre "Virus LIV3". 

A part ça, nous attendons le retour du beau temps pour déplier la table de ping-pong. Il y a aussi un peu de jardinage à faire (on doit remplir de nouveaux carrés de potager). 

Avec cette alternance entre activités d'extérieur, activités d'intérieur ludiques ou scolaires, c'est presque des vacances tous les jours. 

 

 

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03 avril 2012

extraire la racine carrée d'un nombre

Depuis quelques jours nous sommes sur la leçon des racines carrées. 

Augustin ne comprenant pas le cours du CNED, arrivant même à confondre le carré d'un nombre et la multiplication de ce nombre par deux, il a fallu chercher le matériel qui pourrait l'aider.

Une fois de plus, c'est la pédagogie Montessori qui nous a tiré de ce pétrin.

J'ai d'abord bien farfouillé sur les différents blogs en français, mais je n'ai trouvé aucune explication complète pour pouvoir me permettre d'utiliser le matériel. C'est sur un site en anglais que j'ai enfin trouvé la réponse qu'il me fallait (ici).

Voici donc notre travail.

Tout d'abord rappeler à Augustin comment se calcule un nombre au carré (il suffit de multiplier un nombre par lui-même). Il connaissait cette notion, mais je ne sais pas pourquoi, le fait d'introduire la notion de racine carrée l'a complètement déstabilisé.

Lorsqu'il était plus petit, nous avions appris avec ce matériel qu'un nombre multiplié par lui-même formait toujours un carré.

Nous avons travaillé avec le nombre 12. Un rappel visuel de 2 x 12 = 24 pour ne plus confondre avec 12² = 12 x 12.

Il n'a eu aucune difficulté à retrouver le carré de 12 par la manipulation des perles. 

Je lui ai juste demandé de placer les perles des unités vers le signe de la multiplication. On commence par placer les perles de la ligne horizontale, puis celles de la ligne verticale. Ensuite il faut calculer 1 x 1 = 1, 1 x 10 = 10 .....

Pour lire le résultat de ce premier carré multicolore, il suffit d'additionner les valeurs des perles.

Il y a une perle rouge de centaine, quatre perles bleues de dizaines et quatre perles vertes d'unités, donc j'additionne le tout et j'obtiens 100 + 40 + 4 = 144

Puis je lui ai demandé de retrouver la racine carrée de 144 (qui correspond au total d'une des lignes, c'est-à-dire à un des facteurs de la multiplication). Il a donc retrouvé 12.

Nous avons ensuite calculé le carré d'un nombre plus grand, 122.

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Il a donc d'abord placé les étiquettes de valeurs des perles sur les lignes blanches des facteurs. Puis il a associé à chaque étiquette la perle qui correspondait. Enfin il a calculé (comme avec un tableau à double entrée) la valeur de chaque perle à placer au fur et à mesure.

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Ici on voit que les perles vert-clair correspondant à 1 000 sont placées à l'intersection de 10 et de 100 (10 x 100 = 1 000).

Lorsque le carré a été complet, il a su qu'il avait terminé.

De nouveau, on a ajouté les valeurs des perles pour trouver le résultat : 1 x 10 000 + 4 x 1 000 + 8 x 100 + 8 x 10 + 4 x 1 = 10 000 + 4 000 + 800 + 80 + 4 = 14 884

Voyant qu'il avait bien compris, nous sommes passés à la recherche de la racine carrée d'un grand nombre tel que 20 449.

Il a d'abord cherché les perles correspondant à ce nombre : 2 perles de 10 000, 4 perles de 100, 4 perles de 10 et 9 perles d'unités.

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Il a commencé par placer les unités en carré. Puis il a mis les premières perles des dizaines et là, voyant qu'il en restait je lui ai proposé de procéder à des changes. Ensuite il a compris qu'il fallait procéder ainsi à chaque "blocage".

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Finalement, il a trouvé que la racine carrée de 20 449 est 143.

Sur le cours du CNED, on lui parle de racine carrée d'un nombre élevé au carré. 

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Encore une petite manipulation pour comprendre cette égalité. On place 25 perles pour former le carré de 5 (on note 5 x 5 = 5² = 25) sur sa feuille.

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Puis il cherche la racine carrée de 25 (c'est 5). On la note.  Enfin on termine par l'égalité vue en cours.

Ouf ! 

Voici comment fabriquer ce matériel. 

La planche trouée est le fond d'un vieux meuble récupérée chez des amis.

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Le papa l'a coupée aux dimensions qui nous convenaient.

J'ai collé une ligne blanche horizontale et une verticale afin de rappeler à Augustin que les perles correspondent aux symboles sur les étiquettes.

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Celles-ci sont de simples gommettes blanches que j'ai collées directement à l'intérieur de la pochette à plastifier et que j'ai découpées à l'aide d'une perforatrice (après la plastification).

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Sous chaque étiquette, j'ai collé avec du scotch double-face une punaise dont j'ai coupé le bout pointu.

Je n'avais pas de perles vert-clair.

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J'ai donc peint des perles blanches  avec de la peinture acrylique puis je les ai faites sécher sur un fil de fer fin.

Voilà c'est tout simple !

 

 

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22 mars 2012

Brevet ou pas ?

A l'occasion de la signature de la convention pour le prêt de l'ordinateur, j'ai rencontré le nouveau principal du collège où allait Augustin. 

Oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, depuis 2006 Augustin utilise un ordinateur portable prêté par l'EN.

Nous avons bien discuté, et il m'a proposé d'organiser une réunion de PPS fin octobre début novembre pour préparer  le passage du Brevet. Il pense former une personne qui servira d'avs lors de l'examen (je demande à voir : qui va la former ? comment ? combien de temps ? quand rencontrera-t-elle Augustin ? ....)

Il propose aussi de lui faire passer le CFG (certificat de formation générale) qui se déroule un peu plus tôt.

J'avoue que si nous étions sûrs de faire passer le Brevet à Augustin il y a quelques années, aujourd'hui nous n'en sommes plus si convaincus. Le programme de troisième est très difficile (pas tant au niveau des connaissances à avoir mais plutôt par rapport au niveau de la tournure des énoncés, des raisonnements à faire lors des productions d'écrits....).

Je pense qu'on va tout préparer et que la décision finale se prendra avec lui en fonction des résultats au contrôle continu et du nombre de points manquants. Si vraiment c'est jouable, et si Augustin est d'accord, il tentera le CFG et le Brevet. 

S'il y a plus de risque d'échouer, je ne vois pas l'intérêt de le mettre en échec. D'autant plus pour des diplômes si peu reconnus.

On va aussi tenir compte de l'ambiance lors de la réunion de suivi éducatif. Je n'ai pas envie de me stresser de nouveau. Il va falloir refaire des courriers et des dossiers (demande de tiers temps supplémentaire....).Pas très réjouissant tout ça. 

Actuellement on vit bien, très bien même. On est zen ! 

D'ailleurs lorsque le collège avait appelé pour savoir si on avait encore l'ordinateur, c'est Augustin qui a répondu car j'étais dehors (il s'est très bien débrouillé). Ensuite il y a eu un second appel du même numéro, mais il n'a pas répondu. Il ne nous a parlé de ce deuxième appel qu'en fin de soirée  "j'avais peur qu'ils m'inscrivent au collège".

Comme quoi, on ne peut pas dire que le collège manque à Augustin !  

 

 

 

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21 mars 2012

découverte printanière

Lors de notre promenade quotidienne, nous passions tranquillement sur un chemin bordant un petit ruisseau lorsqu'une cane colvert s'est envolée à notre passage. 

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Aussitôt notre chien s'est approché de la rive et semblait très intéressé.

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Nous avons pu découvrir ce qui l'intriguait : le nid de la cane avec 9 gros oeufs !

Nous avons pris quelques photos et nous sommes repartis, en espérant que la cane revienne rapidement et surtout que personne ne vienne piller ce nid si proche du chemin.

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Nous allons changer de secteur pour nos prochaines promenades et nous reviendrons plus tard.

Peut-être aurons-nous la chance de découvrir les canetons ?

 

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06 mars 2012

apprentissages d'un ado à la maison

Questions que j'entends souvent :"mais qu'est-ce qu'il apprend à la maison maintenant qu'il ne va plus au collēge ? Et quelles relations sociales a-t-il ? "

Je vais tenter de répondre.

D'abord il continue les apprentissages scolaires à petites doses. Je n'insiste pas sur certaines notions qui de toutes façons ne l'intéressent pas (technologie par exemple), je modifie les cours pour qu'il comprenne les notions importantes pour rendre les devoirs (maths, français, allemand,anglais) et pour le reste il connaît plus de choses déjà que le contenu proposé par le CNED. De toutes façons cela ne nous prend jamais plus de 4 heures par jour (c'est vraiment notre grand maximum).

Par contre il apprend beaucoup au fil de chaque journée :
- Il cuisine en m'aidant systématiquement pour préparer le repas de midi. Il sait maintenant faire quelques plats de base en totale autonomie (pâtes, quinoa, poisson pané...). Il sait aussi trouver les informations sur les proportions et le temps de cuisson sur les emballages.

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- Il sait utiliser le sèche-linge et commence à savoir préparer une lessive. Son repassage s'améliore. Il reste encore à apprendre comment repasser les chemises.

- À l'aide de ses calendriers et autres supports visuels il gère son hygiène corporelle (reste encore la coupe des ongles à apprendre, mais cela va demander plusieurs années).

- Il participe à l'entretien de la maison, mais n'ayant pas une mère exemplaire dans ce domaine il a encore (où plutôt nous avons encore) des progrès à faire.

- Il aide de plus en plus son Papa pour les travaux de la maison.

- ....

La plupart de ces apprentissages sont informels même si j'ai une liste d'objectifs à atteindre. Les supports visuels sont indispensables et font gagner énormêment de temps.

Ses relations sociales se rapprochent de celles de certains adultes. Il fréquente ses copains lors d'activités sportives (basket adapté). Il est capable de s'adresser à des commerçants lorsqu'il fait ses achats. Il sait utiliser le téléphone, les SMS et internet s'il a envie de contacter quelqu'un qu'il connaît.

Il se tient très au courant de l'actualitė et n'hėsite pas à utiliser ses connaissances en histoire-géo pour faire des comparaisons ou des rapprochements. Lorsqu'il n'a pas la culture suffisante pour comprendre certains éléments d'information, il recherche aussitôt sur internet ( exemple hier une polémique était présentée à propos du nom d'un collège, il a donc cherché à savoir qui était ce "Roger Vercel" dont il était question).

Sa passion pour les sports mécaniques s'étend et lui permet de découvrir de plus en plus de catégories. Il a le temps de suivre l'actualité sportive, ce qui lui permet là encore d'enrichir ses conversations.

Développant sa culture générale, il comprend de mieux en mieux l'humour. 

On profite de toutes les occasions de la vie quotidienne pour lui apporter des précisions, lui montrer comment faire, comment chercher des solutions... 

En fait il apprend beaucoup plus de choses depuis qu'il est à la maison et que la scolarité n'est plus notre priorité. 

Dès qu'il aura terminé la scolarité obligatoire, nous pensons approfondir des sujets qui lui plaisent. Mais j'aurai le temps d'en parler le moment venu.

 

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05 mars 2012

pour que l'année de l'autisme serve à quelque chose

Comme vous le savez certainement, cette année 2012 l'autisme est déclaré grande cause nationale.

Dans quelques jours, la HAS (Haute Autorité de Santé) doit officialiser ses nouvelles recommandations concernant l'autisme et ses prises en charge. Des fuites sur le texte initialement prévu ont permis aux psychanalystes de réagir contre l'interdiction de certaines de leurs pratiques :

- le packing : enveloppement de l'enfant autiste (bien sûr personne ne ferait cela à d'autres enfants !) dans des draps humides et justes sortis du réfrigérateur.

- la psychanalyse auprès des personnes autistes

Il semblerait que le texte initialement prévu soit en cours de modification suite à la pression des psychanalystes et des médias (journalistes qui ne connaissent rien à l'autisme mais qui se font "embobiner" par le lobby psy). 

Je vous recommande donc la lecture de la réponse de Mme Langloy, présidente actuelle d'Autisme France.

Vous connaîtrez la réalité de la situation des personnes autistes dans notre pays. Si vous souhaitez soutenir les familles concernées par ce handicap, vous pouvez faire circuler ce texte, l'envoyer à votre député, à la MDPH de votre département....

Voici le texte :

Personnes autistes : les sans-droits de la République ?
Nous sommes sidérés, nous, association de familles, que dans une démocratie, qui se pose en exemple, on s’intéresse dans les médias beaucoup plus à ceux qui véhiculent, imposent et enseignent une lourde erreur, sur l’origine de l’autisme et son accompagnement, qu’à leurs victimes, c’est-à-dire les personnes autistes et leurs familles.L’autisme n’est pas une psychose, c’est un trouble neuro-développemental.

Et chacun d’y aller de son couplet, y compris ceux qui ne connaissent rien à l’autisme, pour défendre les approches « plurielles », « intégratives », multi, pluri, transdisciplinaires, au choix, toujours pour contraindre les personnes autistes et leurs familles au « soin »psychanalytique : les mots vides sont devenus hélas emblématiques d’une communication relayée complaisamment par certains médias.

Merci à Serge Tisseron d’avoir dit tout haut dans Libération ce que nous disons tout haut depuis plus de 20 ans à Autisme France : ceux qui imposent leur erreur ont le « pouvoir » et entendent bien le garder. La France doit bien être le seul pays au monde où les familles disent massivement non à la psychanalyse et où les psychanalystes leur répondent : eh bien, comme nous avons le pouvoir, vous en aurez quand même. Une assez bonne définition de la dictature.


Notre enfant autiste, ce n’est pas l’autiste, comme disent les psychanalystes, mais une personne singulière, avec un tempérament et une histoire.


Mesdames et Messieurs les psychanalystes, vous n’avez pas le monopole de la vision humaniste de l’autisme, ni celui du respect de la singularité du sujet, ni celui de sa liberté, et vous n’avez pas à parler au nom des personnes autistes. Les professionnels compétents et formés, médecins, orthophonistes, psychologues, etc… qui aident nos enfants à progresser ont le souci constant de leur dignité, de la construction de leur indépendance, nous les en remercions.
Vous vous permettez de projeter sur nos enfants vulnérables des théories sans fondement, inadaptées et choquantes : fantasmes de morcellement, de « moi-peau » absent, de vidage, de « temps pulsionnel », clichés sexuels sans fondement sur l’oralité et l’analité, liés aux modalités d’interactions précoces, alors que ces dernières « n’expliquent en aucune façon la survenue de TED », écrit la Haute Autorité de Santé, pour privilégier « ce qui se joue entre le soignant et le soigné » : ce n’est pas respectueux de leur identité et de leur liberté. 

On vous a peu entendus protester contre l’enfermement psychiatrique et la neuroleptisation massive de nos enfants, nous l’avons fait seuls ; c’est maintenant que vous poussez des cris d’orfraie parce que nos enfants ne sont majoritairement pas scolarisés alors que vous avez souvent tout fait, dans le champ du sanitaire, pour qu’ils ne le soient pas, au motif, relayé par de nombreuses MDPH de France, qu’il faut privilégier le « soin » dont vous n’expliquez jamais en quoi il consiste, soin que vous n’avez jamais soumis à une évaluation de son efficacité. Cette obligation du « soin » vous a permis souvent par ailleurs de terroriser les
familles.
Vous n’avez pas davantage le monopole de l’inconscient : ce n’est pas Freud qui a inventé le concept et il ne vous appartient pas. Vous n’avez pas à vous arroger le monopole de la clinique psychiatrique, ni celui de la psychothérapie, alors que votre lobbying vous a permis sans aucun diplôme scientifique d’accéder au titre de psychothérapeute.

Cette situation prêterait à rire, si elle ne saccageait pas depuis des dizaines d’années la vie des personnes autistes et de leurs familles, privées, dans l’impunité quasi-totale et la complicité ou l’indifférence à peu près générales, de tout droit.


Qu’on en juge :


La loi du 4 mars 2002 garantit le droit au diagnostic : mais majoritairement encore en France, (il y a quelques îlots d’excellence), le diagnostic d’autisme, qui doit être posé selon la CIM 10 (codage CIM 10 par ailleurs obligatoire depuis mai 2009 dans un dossier MDPH), malgré des recommandations officielles de diagnostic précoce qui datent de 2005, est refusé aux enfants et aux familles, et ne parlons pas des adultes, qui eux, n’en ont à peu près jamais bénéficié. Si 30% des enfants et 10% des adultes autistes ont un diagnostic, c’est bien le bout du monde. La plupart des médecins n’ont jamais pu, faute d’information diffusée par les autorités de tutelle, actualiser leurs connaissances en autisme, en violation de leur code de
déontologie et de la loi ; certains peuvent refuser de le faire publiquement, en toute impunité, bien que payés sur fonds publics.


Le Code de Santé Publique garantit à chacun « de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire au regard des connaissances médicales avérées. » Mais ce sont des dogmes vieux d’un siècle qui continuent à être imposés aux personnes autistes, alors que la Haute Autorité de Santé affirme dans l’état des connaissances sur l’autisme : « Sur le plan scientifique, on ne peut faire valoir l'efficacité d'une intervention sans son évaluation préalable ».


Le Code Civil stipule que l’autorité parentale « appartient aux père et mère jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne », mais on fait pression sur les familles concernées par l’autisme pour limiter leurs droits à choisir pour leur enfant l’éducation qui le fera progresser.

 

L’article 7 de la loi 2002-2 du 2 janvier 2002 garantit 7 droits aux usagers dont : le respect de sa dignité, le libre choix des prestations, un accompagnement individualisé et de qualité, respectant un consentement éclairé, l’accès à toute information le concernant, et la participation directe au projet d’accompagnement. Ces droits sont largement bafoués : les dossiers médicaux ne sont souvent pas communiqués, les pratiques psychanalytiques se font sans et/ou contre les familles, et les familles qui veulent accéder à des prestations éducatives d’une qualité digne de ce nom, en sont réduites à les financer, car elles le sont très rarement par la solidarité nationale ; sont largement imposés la psychanalyse et de l’occupationnel sans intervention éducative : pour les plus sévèrement handicapés de nos enfants, c’est en violation du décret du 20 mars 2009 relatif aux obligations des établissements et services accueillant ou accompagnant des personnes handicapées adultes n'ayant pu acquérir un minimum d'autonomie.


Le décret du 2 avril 2009 rappelle : « Les règles relatives au parcours de formation de l'élève handicapé sont définies aux articles D. 351-3 à D. 351-20 du code de l'éducation. »

Quand il s’agit d’un enfant autiste, le médecin s’arroge souvent le droit de limiter le parcours
au nom d’obligations thérapeutiques non définies, avec souvent la complicité de l’Education nationale et des MDPH, alors que le décret ci-dessus ne reconnaît pour l’enfant handicapé qu’un projet individualisé d’accompagnement qui remplace le fameux trépied, censé être obligatoire, éducation, pédagogie, soin, dont on nous rebat les oreilles, sans aucun fondement.


L’article 67 de la loi de 2005 stipule : « Toutes les dispositions sont prises en suffisance et en qualité pour créer, selon une programmation pluriannuelle, les places en établissement nécessaires à l’accueil des jeunes personnes handicapées âgées de plus de vingt ans. » Nos enfants devenus adultes, très majoritairement dans une situation tragique, ont le choix, sauf rares exceptions, entre intégrer des établissements où les professionnels ne connaissent peu ou pas l’autisme, où ils risquent en permanence l’exclusion à la première difficulté de comportement, rester à la maison dans des conditions difficiles pour les familles, se retrouver en psychiatrie, à l’isolement, en contention, sous camisole chimique.


L’éducation et l’instruction sont protégés par des normes constitutionnelles et internationales dont nos enfants sont largement privés ; la France a été condamnée 3 fois par le Conseil de l’Europe en 2004, 2007, 2008, pour discrimination à l’égard de nos enfants : que faut-il de plus ? Une plainte internationale pour que chacun prenne conscience du scandale juridique et éthique ?


Ce qui s’est passé depuis 30 ans porte un nom, cela s’appelle une erreur médicale ; comme toute erreur, elle doit être reconnue et réparée : pendant 30 ans, une immense majorité de personnes autistes n’a jamais eu d’éducation : nous attendons réparation collective de ce qui constitue pour elles une « perte de chance » au sens juridique, car elles n’ont pu accéder à l’autonomie et la dignité qui auraient pu leur être accessibles.
Le refus de l’éducation et le financement de pratiques obsolètes et inefficaces en hôpital de jour coûte cher au contribuable : de 600 à 900 euros par jour, parfois pour 1 à2h de présence. Donnons-les aux familles ou aux structures médico-sociales qui mettent en œuvre le soutien éducatif nécessaire à nos enfants : elles sauront quoi en faire.
Nous n’avons rien contre vous, à chacun ses croyances, c’est la démocratie, mais réservez-les à ceux qui peuvent exprimer leur consentement libre, exprès, et éclairé, comme dit la loidu 4 mars 2002, et peuvent les partager. L’autisme n’est ni une niche politique en temps d’élection, ni un créneau commercial, ni un fantasme collectif, c’est un handicap sévère qui doit mobiliser la solidarité nationale et l’efficacité évaluée des pratiques d’accompagnement ; on naît et on meurt autiste dans l’état actuel de nos connaissances,
mais on peut apprendre à vivre moins mal avec ce handicap en contournant les difficultés, en s’appuyant sur ses points forts.
Une personne autiste est d’abord un citoyen. Les citoyens ont tous les mêmes droits.


Danièle Langloys
Présidente Autisme France

 

Vous trouverez ce texte directement en pdf ici pour l'imprimer plus facilement.

 

Par ailleurs, une pétition importante circule sur le net en ce moment (Véronique a mis un excellent article à ce sujet sur le "blog de Maxence"). C'est aussi un moyen de montrer que les familles françaises se battent pour revendiquer de bonnes pratiques dans la prise en charge de l'autisme et sont soutenues par des spécialistes de l'autisme du monde entier.

Vous pourrez signer  cette pétition ici

Année 2012, année de l'autisme. Agissez ! C'est le moment où jamais !


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02 mars 2012

Résoudre une équation produit

On continue notre cours de maths. Il faut maintenant résoudre des équations produit. 

Une équation produit est tout simplement une expression mathématique factorisée qui est égale à zéro.

Il faut donc qu'un des facteurs de cette équation soit égal à zéro pour pouvoir résoudre l'équation.

L'exemple suivant devrait vous aider à comprendre de quoi je parle 

(x + 9) (5x - 5) = 0 est une équation produit

Très souvent elle est d'abord présentée sous sa forme développée et l'élève doit la factorisée avant de la résoudre.

DSC00350

Ci-dessus voici la fiche plastifiée qu'Augustin utilise pour résoudre les équations produit. 

DSC00351

Comme vous pouvez le voir sur cette deuxième photo il a brillament résolu toutes celles de la feuille d'exercices.

DSC00352

Un gros plan sur la présentation de cette feuille d'exercices. J'ai depuis modifié la couleur du rectangle réponse en le mettant en violet pour l'assortir à la fiche de calculs.

Je transmets tout le nécessaire pour travailler les notions de factorisation et de résolution d'équations produit à Martine qui pourra les mettre en ligne sur le site du petit roi pour les personnes que cela pourrait intéresser.

 

Posté par championDprogres à 10:30 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]