Des parents de jeunes adultes autistes se rencontrent :

"Alors, où est en ........ ?

- Il a fini sa scolarité, il est à la maison.

- Il a été viré de l'ESAT, il est trop lent.

- Il fait quelques stages en espèces verts, grâce au SESSAD

- Il est en stage en cuisine grâce au SESSAD

- Pour l'instant on a de la chance, il "travaille" dans l'entreprise d'un copain (c'est plutôt rare)

- Toujours pareil, à la maison sans solution

- On attend une place en (IMPRO, ESAT, FAM, SAJ....)

- On a pu l'inscrire dans un petit lycée privé. Il va suivre quelques cours pour valider des compétences, si tout va bien.

.....

Eh oui, c'est bien souvent comme ça que ça se passe.

En dehors de quelques cas "privilégiés", pour la plupart des jeunes adultes autistes (voire même à partir de 16 ans), c'est la galère !

 

Que faire ?

 

Quelques parents tentent de créer l'entreprise qui embauchera le jeune.

D'autres multiplient les démarches auprès des rares établissements qui pourraient correspondre aux besoins du moment.

D'autres encore, militent avec ferveur dans des associations locales pour tenter de créer le service idéal. Mais les financements publics sont difficiles à obtenir, les délais se chiffrent en années, durant lesquelles  les projets sont modifiés pour rentrer dans les cases administratives, avec un résultat final trop souvent au rabais.Après avoir été très militants, avoir participé à l'écriture d'un projet qui est tombé à l'eau, avoir rêvé, espéré.... nous sommes désormais plus désabusés.

Même la piste du bénévolat est fragile : au cinéma la situation ne s'améliore pas pour l'instant, et la banque alimentaire (où tout se passe au mieux) risque de déménager l'an prochain.

Donc, stand by pour le moment. On poursuit ce qui est en place et on se concentre sur les apprentissages concrets (cuisine, ménage, déplacements).

Et pour votre jeune, quel est son projet ?