Depuis quelques jours, Augustin a officiellement une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (jusqu'en janvier 2017).

Cela signifie que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de notre département, reconnait que (je cite ce qui est noté sur sa notification):

"votre handicap réduit vos possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi".


"la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé a pour seul but de vous aider dans vos démarches professionnelles et d'accéder à des dispositifs d'aide à l'emploi. La RQTH ne procure aucune aide financière et n'est pas assujettie à un taux d'invalidité."

 


Et sur le terrain, à quoi cela sert-il ?

Cela permet de pouvoir s'adresser à l'organisme Cap Emploi qui est sensé aidé toute personne handicapée dans son parcours professionnel (formation, adaptation du poste de travail, recherche d'employeur....). Les textes prévoient aussi des aménagements concernant les modalités de formation (ex: CAP sur 3 voir 4 ans au lieu de 2)....

 

Pour l'instant, nous avons visité quelques entreprises lors de leurs portes ouvertes, ainsi qu'un centre de formation des apprentis (métiers de l'automobile). Mais Augustin n'est pas prêt à retourner dans un établissement qui accueille des ados. Pourtant il pourrait éventuellement (grâce à sa RQTH) suivre les cours généraux par correspondance, et n'aller en établissement que pour les cours pratiques.   

Nous "payons cher" le fait d'avoir tenté la scolarisation en collège. Du coup, nous ne referons pas la même erreur avec la formation professionnelle ou l'emploi. Pas question d'être parmi les premiers à ouvrir la voie dans notre secteur !

Il n'y a pas urgence en la matière puisque les personnes en situation de handicap ont le droit de dépasser l'âge limite de 25 ans pour suivre une formation de niveau CAP.

Lors d'une rencontre avec une personne chargée du handicap à la chambre des métiers de notre secteur, nous avons pu constater que la principale compétence demandée était l'autonomie.
Comme c'était un premier contact, nous lui avons remis l'excellent guide créé par Autisme France et l'institut Randstad.

Si cet entretien ne nous a pas apporté grand chose, il aura au moins permis de faire passer l'info sur les besoins des personnes autistes concernant l'accès à l'emploi.

Nous continuons donc notre cheminement en respectant les besoins d'Augustin. Son parcours en IEF lui plaisant beaucoup et n'apportant que des progrès dans tous les domaines, il n'y a pas de raison de rompre ce parcours actuellement.

Pourquoi vouloir tenter l'expérience de l'emploi alors que les entreprises ne sont pas prêtes à accueillir ce public (et la conjoncture n'est pas favorable) ?

Certains ne jurent que par les stages. Nous ne choisissons pas cette option actuellement, même si Augustin a l'âge pour bénéficier de conventionnement (jusqu'à 30 jours par an) grâce aux missions locales.

L'envoyer en stage sans accompagnement spécifique, ne nous paraît pas être une bonne solution, et risque de le dégoûter (ou de démotiver l'employeur).