Une fois de plus, nous revenons sur le travail sur l'analyse logique de la période (analyse des différentes propositions d'une phrase). La grammaire est une matière que nous travaillons beaucoup. Cela permet de faire moins de fautes d'orthographe.

Voici ce que j'utilise avec Augustin, en plus des fiches proposées par l'orthophoniste (ici).

Je ne suis pas une spécialiste de la grammaire française, je ne suis qu'une maman au foyer, donc j'espère que je ne fais pas trop d'erreurs.

Tout d'abord, la base indispensable à ce travail est de vérifier que l'enfant comprend bien ce que sont les verbes, les pronoms relatifs, les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination. DSC09207DSC09208

Pour Augustin pas de problème, il utilise les symboles montessori et des cartes de rappel.

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Une phrase ne contenant qu'un seul verbe est forcément une proposition indépendante. Super facile !

Dès qu'il y a plusieurs verbes, il y a plusieurs propositions.

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Si les propositions sont reliées uniquement par un signe de ponctuation, et que chacune peut fonctionner seule, il s'agit alors de propositions indépendantes juxtaposées.

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Si les propositions sont reliées uniquement par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) et que chacune peut fonctionner seule, il s'agit de propositions indépendantes coordonnées.

C'était les plus faciles !

Maintenant, passons à la suite, nettement plus complexe.

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Deux propositions sont reliées par un pronom relatif. Celle qui commence par ce pronom relatif ne peut pas fonctionner seule (elle n'a pas de sens en étant seule). C'est donc une proposition subordonnée relative.

La proposition subordonnée relative est reliée à une proposition dont elle complète l'antécédent (un nom ou un pronom). On représente ce lien par une flèche. Pour simplifier c'est une expansion du groupe nominal introduite par un pronom relatif.

Liste des pronoms relatifs : (pronoms relatifs simples) qui, que, quoi, dont, où, quel, quelle, quels, quelles.

(pronoms relatifs composés) lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, auquel, à laquelle, auxquels, auxquelles,

duquel, de laquelle, desquels, desquelles, quiconque.

La fonction de la proposition subordonnée relative est complément de l'antécédent (nom ou pronom).

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Les deux propositions sont reliées par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive.  Celle qui commence par la conjonction ne peut fonctionner seule, c'est donc une proposition subordonnée conjonctive. Elle complète le verbe de la principale, donc on représente cette relation par une flèche.

Les conjonctions de subordination sont : quand, comme, si, que et toutes les locutions contenant "que" (alors que, depuis que, avant que, quoique, de peur que, en attendant que, à supposer que....).

On parle de proposition subordonnée conjonctive circonstancielle (ou subordonnée circonstancielle) lorsqu'elle apporte des précisions sur les circonstances de l'action (où, quand, comment ?...).

Lorsqu'une proposition subordonnée conjonctive est un complément du groupe verbal, on parle alors d'une proposition subordonnée conjonctive complétive (subordonnée complétive).

Il reste encore quelques propositions moins souvent étudiées en classe.

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La proposition subordonnée interrogative. Elle est assez facile à reconnaître. Elle accompagne une proposition principale contenant les verbes demander, dire pour former une question indirecte.

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Une proposition  plus difficile à reconnaître est celle qui comporte un verbe à l'infinitif (la proposition subordonnée infinitive). En effet, en général on commence à apprendre à reconnaître les propositions par rapport aux verbes conjugués. De plus, la proposition subordonnée infinitive n'est pas introduite par un mot ou un signe de ponctuation. Elle est directement rattachée (sans préposition) au verbe de la proposition principale.

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La plus difficile à reconnaître est peut-être la proposition subordonnée participiale. Le verbe qui l'habite est soit au participe présent, soit au participe passé. Heureusement, un indice supplémentaire vient s'ajouter pour la reconnaissance de cette proposition subordonnée participiale, la présence d'une virgule, de tirets ou de parenthèses.

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Augustin utilise les deux fiches de toute cette leçon.

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Ensuite, j'écris des phrases sur des bandes de papier. Il recherche les verbes et dessine le symbole au-dessus. Puis il découpe les morceaux de propositions et les place sur notre support et commente le résultat.

Lors d'une récente rencontre avec Martine (maman du petit Roi voir ici), j'ai réalisé que si Augustin gardait une trace écrite de ce travail il le retiendrait mieux.

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J'ai donc créé une fiche d'analyse qu'Augustin complète désormais. Cela lui permet de travailler en autonomie.  Je vais donc envoyer tous ces documents à Martine pour qu'elle les mette à votre disposition sur son site. En format word, il  est possible de compléter directement les fiches par ordinateur.

 Mes fiches pour cette leçon ne sont certainement pas parfaites, mais leurs indices visuels aident beaucoup Augustin qui fait de plus en plus attention et de moins en moins d'erreurs.