L'orthophoniste a fait passer un bilan à Augustin. Souhaitant vérifier sa production verbale, elle l'a testé avec le PEES 3-8 ans.

Epreuve 1 : Questions ouvertes

Consigne : « Réponds à mes questions en faisant des phrases. »

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Des questions semi-ouvertes sont posées à l'enfant, permettant d'évaluer via quatre scènes imagées l'utilisation de différentes structures syntaxiques :

- les pronoms sujets, C.O.D., C.O.I.

- les articles contractés,

- les verbes pronominaux,

- les prépositions spatiales,

- les conjonctions de subordination,

- des flexions adjectivales de genre et le nombre,

- des flexions verbales,

- des temps verbaux tels que le présent de l'indicatif, le passé composé et la forme futur va+infinitif.

Epreuve 2 : Closures d'énoncés

Consigne : « Finis ma phrase. »

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Il s'agit d'une épreuve "classique" de closures d'énoncés. Elle fait appel à un langage plus contraint que l'épreuve précédente, ce qui permet de comparer l'usage de certaines structures syntaxiques communes aux deux épreuves, en fonction du contexte d'énonciation.

Epreuve 3 : Monèmes interrogatifs

Consigne : « Imagine ce que disent les personnages. »

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Cette épreuve évalue la capacité specifique à utiliser de façon adaptée, en contexte, les monèmes interrogatifs chez les enfants de 5 ans à 8 ans 11.

Epreuve 4 : Conscience syntaxique

Consigne : « Je vais te dire des phrases. Dis-moi si elles sont bonnes ou fausses et corrige-les si elles sont fausses. »

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Cette épreuve évalue les capacités métasyntaxiques des enfants de 6 à 8 ans 11.

Il s'agit de juger de la correction syntaxique d'une phrase, et le cas échéant, de

corriger l'énoncé...

Il en ressort qu'Augustin n'est toujours pas au point avec l'utilisation des pronoms (sujets et compléments) lorsqu'il parle. Alors qu'à l'écrit il ne confond pas "il" et "elle", à l'oral, il se trompe encore souvent.

Sa façon de répondre oralement aux questions est très "apprise" : il commence systématiquement ses réponses à la questions "pourquoi ?" par "parce que".

Il reprend souvent les termes exacts de la question alors qu'il pourrait utiliser un vocabulaire plus simple.

Cela alourdit beaucoup ses phrases. On retrouve bien ce que nous a dit la psychologue : "Augustin parle par liste."

Nous sommes encore loin du langage fluide, naturel, des enfants neurotypiques.

De quoi travailler pendant de nombreuses années.